e-bike2station : témoignage d’Annick
Benoit Coumont  •  13 décembre 2012

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e-bike2station, c’est 16 navetteurs qui, durant un an, échangent leur voiture contre un vélo pour leurs trajets domicile-gare.

Annick vit à 6km de la gare d’Ottignies.

Quand nous nous sommes rencontrés pour la première fois, tout de suite tu m’as tapé dans l’oeil. Ta ligne, tes courbes, ta sveltesse, tout en toi m’a séduite. Dès le premier contact, le courant est passé. Je me suis prise à rêver de belles aventures passées ensembles. Et même si je savais que ce serait pour un moment défini dans le temps, j’osais rêver. C’est qu’on m’avait prévenue : "Vous n’aurez que jusqu’en mai 2013. Passé cette date, il vous faudra vous résoudre à vous en séparer !". Jamais je n’aurais crû que cela pourrait me plaire à ce point de me balader avec toi.

Les premiers kilomètres ont été prudents. Puis, jour après jour, je me suis enhardie à t’en demander plus. Malgré tout, je l’avoue, je suis restée frileuse. Que de fois, ne me suis-je pas fiée à la météo qui annonçait crachins fous et vents polaires, pour m’apercevoir que finalement il ne s’agissait que de bruine et d’une petite brise marine. Que de rendez-vous avec toi n’ai-je pas manqués par manque d’audace et d’équipement.

Car grâce à toi, je redeviens dynamique, je dépasse mes limites. Tu me portes, me transportes et fait battre mon coeur un peu plus vite lorsque je suis en ta compagnie. Parfois en route, nous nous sommes sentis bousculés par les automobilistes possessifs de LEUR bitume. Mais au final, les réactions ont été plus que positives.

Ce matin, c’est la rentrée. Comme je redoute les conducteurs stressés par cette journée, les pleurs des enfants les dérangeant dans l’habitacle de leurs voitures, j’ai préféré te laisser à la maison. C’est que j’aime la quiétude de nos rendez-vous. Ces escapades matinales sur le Ravel Genappe-Ottignies, ces sprints sur la route provinciale Ottignies-Wavre. Oui, je l’avoue, je ne m’arrêtais pas à la gare pour t’abandonner dans le parking sécurisé de la gare. J’ai préféré chaque fois t’emmener jusqu’au bout, jusqu’à Wavre et revenir avec toi par les chemins bucoliques de la campagne stéphanoise. J’ai donc nié la dame de rail et de fer plus d’une fois tellement mon plaisir était vif !

Dès demain, l’agitation de la rentrée apaisée, je reviendrai vers toi. En espérant pourvoir encore dévorer avec toi des centaines de kilomètres avant que, hélas, nous ne devions nous séparer.

Toi, mon vélo électrique, dont j’ai fait la connaissance en mai passé.

Annick Tasiaux
alias Astérie-conteuse
http://asterie-conteuse.over-blog.com

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