e-bike2station : témoignage de Clémentine
Benoit Coumont  •  23 avril 2013

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e-bike2station, c’est 16 navetteurs qui, durant un an, laissent leur voiture au garage pour leurs trajets domicile-gare.

Qu’est-ce qui me prend du temps, de l’argent et de l’énergie ?

Clairement, dans ma situation, il s’agit des trajets domicile-travail. En effet, j’ai moins de 5 kilomètres entre les deux localisations et suivant le mode de déplacement choisi, j’oscille entre 20 et 60 minutes de trajet.

Quand nous avons déménagé il y a bientôt deux ans, nous avions réfléchi avec mon compagnon à nos futurs moyens de locomotion. Ayant des horaires différents, il était clair que nous devions disposer chacun d’un moyen de transport propre. Une deuxième voiture dans le ménage ? Pour effectuer disons 220 * 5 km = 1100 km/an ?! L’investissement en valait-il la peine ?

Par ailleurs, au niveau des bus, le détour effectué par ces derniers ainsi que les embouteillages m’amènent au travail en minimum 45 minutes. Pour 5 kilomètres rappelons-le. A pied ? 1heure le matin et 1 heure le soir !

Reste le vélo. Pourquoi pas ? Mais comment vais-je remonter le soir ? Je n’ai jamais été une cycliste devant l’Eternel, surtout dès que le trajet n’est pas plat.

Dans un premier temps, j’ai réalisé mes trajets avec un vélo pliable. Pour le retour, je prenais le bus sur la partie ascendante du trajet. Ainsi, je mettais 15 minutes le matin et entre 35 et 45 minutes le soir selon les jours en fonction du service des bus.
Mais clairement, ce temps de retour combiné à la complication liée à la manipulation d’un vélo (pliable certes mais pas léger) dans un bus surchargé me laissent perplexe quant à l’optimalisation de mon choix. Ceci dit, le matin, je vais plus vite en vélo qu’en voiture et je ne dois pas me stresser à trouver une place de parking non payante.

Et puis arrive il y a quelques mois l’initiative Pro-Vélo qui nous met à disposition un vélo électrique. La révélation, la révolution ! J’y avais évidemment songé lors de mes nombreuses remontées en bus. Mais plein de questions me freinaient : Est-ce que cela va vraiment me convenir ? Sur le long terme ? Est-ce que je vais arriver en haut de la montée sans mettre pied à terre ? Est-ce vraiment efficace ? Est-ce que la batterie ne va pas me lâcher en pleine côte ? etc.

Voilà qu’avec le vélo prêté je remonte en 20-25 minutes à la maison, soit presque aussi vite qu’en voiture. Et en plus,, en vélo, je me défoule. Je me sens bien mieux le matin après un trajet en vélo qu’en voiture, pare-chocs contre pare-chocs, feu après feu,...

Certes, j’ai réalisé un portrait fort positif de mon choix cycliste. A côté de cela, il y a évidemment des inconvénients. Au niveau météo, je subis le temps. En cas de neige, pas de vélo (même si certains casse-cou revendiqueront le contraire). En cas de pluie, il faut que je m’habille en conséquence (un bon pantalon pluie fait l’affaire). Ceci dit, quoi qu’on puisse en penser, il ne pleut jamais très souvent lors de mes temps de trajet. Il y a la sécurité. Je suis plus vulnérable en tant que cycliste qu’en tant qu’automobiliste ou piéton. L’expérience apprend à mieux prendre sa place sur la route, à mieux se rendre visible, à adopter un comportement prudent. Je m’équipe. Je ne suis pas hyper sexy lors de mes trajets mas qui s’en préoccupe ?

Finalement, le tout est une question d’équilibre. Chacun compose son équation idéale entre temps, argent, sécurité, confort, santé, ... J’ai trouvé la mienne à travers le vélo et l’ai même optimisée grâce au vélo électrique.