Saint-Nicolas et zwarte Piet, Paul, Didier, Willy, Marie-Christine et les militants du climat...
Sarah Schlitz  •  7 décembre 2015  •  Climat / changements climatiques / Effet de serre

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Durant 4 jours, Saint Nicolas et zwarte Piet n’ont pas chômé : outre leurs tâches habituelles auprès des enfants sages et moins sages d’ailleurs, ils ont décidé de rencontrer les ministres belges en charge du climat. Ils ont commencé par Paul Furlan, à son cabinet, puis se sont rendus, le lendemain au 16 rue de la loi où ils ont pu s’entretenir brièvement avec Didier Reynders, Willy Borsus et Marie-Christine Marghem. Enfin, ils se sont mis en route pour Ostende, le dimanche, pour déambuler en bord de mer avec 10.000 citoyens qui veulent un monde au climat apaisé, qui croient que le futur sera respectueux de la terre et ont décidé de mettre leur détermination et leur créativité au service de cet objectif.

D’abord Paul

Le jeudi 04/12, Saint-Nicolas et zwarte Piet ont entamé leur tournée en rendant visite au ministre Wallon de l’énergie Paul Furlan. Ce dernier est également chargé de représenter les Wallons dans les négociations climatiques actuellement en cours à Paris.

Ils lui ont remis plusieurs surprises :

  • une éolienne miniature à construire et une maisonnette équipée de panneaux photovoltaïques pour lui rappeler la revendication des associations environnementales d’entrer dans une ère 100% énergies renouvelables en 2050. Saint-Nicolas a constaté lui-même que la Wallonie était vraiment mal embarquée pour atteindre cet objectif ! Un auto-collant "Stop Nucléaire" était joint au paquet afin de ramener à la raison son amie Marie-Christine, qui vient de prolonger la durée de vie des 2 plus vieilles centrales nucléaires belges ! Les mêmes cadeaux seront remis le lendemain aux ministres fédéraux.
  • 4000 cartes signées par des citoyens demandant au gouvernement Wallon d’adopter des mesures permettant de réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Saint-Nicolas a donc demandé son aide au ministre pour lui permettre de combler ces 4000 souhaits !
  • une assiette de bonbons et mandarines bios à partager avec ses collaborateurs afin de leur donner du courage vu tout le travail à accomplir pour qu’un accord contraignant, ambitieux et solidaire soit conclu à Paris !

Fort de ces présents, le ministre, tout en reconnaissant que la tâche ne sera pas aisée, s’est engagé à faire le nécessaire pour que les résultats tant des négociations intra-belges que mondiales à la COP21 de Paris soient ambitieux.
Il a ensuite souligné le travail important fait par la société civile « sans laquelle rien n’avancerait dans ce dossier » ! Reconnaissance explicite donc de la qualité et l’importance du travail des associations. Merci Paul ! On espère que tout cela se concrétisera par une politique wallonne de l’énergie à la hauteur du défi, ce qui n’est pas encore gagné !!

Puis Willy, Didier et Marie-Christine

Fort de cette rencontre somme toute agréable et conviviale, le grand Saint et son acolyte se sont postés au 16 rue de la Loi pour alpaguer d’autres ministres. C’est ainsi que Willy, Didier et Marie-Christine, comme un seul homme (et un seul parti) jurèrent leurs grands dieux que le climat était au centre de leurs préoccupations et que pour arriver à relever ce défi, et bien, le nucléaire était incontournable… Conviction qui semblait inébranlable, mais affirmée avec tant d’aplomb que l’on se demandait s’ils n’essayaient tout de même pas de se convaincre eux-même. Saint Nicolas, positif comme il se doit, exhorta Marie-Christine à redorer l’image de la Belgique à Paris, mais zwarte Piet sortit son martinet pour leur signifier que l’avenir n’était ni dans le fossile ni dans le nucléaire, mais bien dans le renouvelable et que s’ils persistaient sur cette voie de garage, ben ils allaient en tâter !


Et enfin 10.000 citoyens à Ostende

Le périple des deux compères se termina à Ostende où plus de 10.000 citoyens s’étaient réunis pour affirmer sans ambages qu’il était temps et même urgent de changer de modèle de société pour sauver la terre et tous ses habitants, humains, animaux, végétaux… Dix milles citoyens qui mettaient leur lucidité et leur créativité au service d’un futur au climat apaisé. Dix milles citoyens qui, finalement, croient qu’il est possible d’être heureux en s’inscrivant dans une sobriété imposée par les limites physiques de la planète, une sobriété à répartir entre tous, qui impose donc une gestion « en commun » de la terre et la mise en place d’une « démocratie écologique » leur permettant d’expérimenter des formes de vie qui, par la force matérielle des choses, seront post-capitalistes.