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Presse/actualité : sélection du 29 avril au 12 mai 2016
Alain Geerts  •  12 mai 2016

IEW vous propose une sélection et un décryptage éclair, hebdomadaires (tous les jeudis soir), de la presse et de l’actualité relatives à l’environnement.
Et aussi des documents pour approfondir certains sujets abordés.

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Presse belge et environnement

- L’idée de consigne sur les canettes s’éloigne (Metro, 12 mai) En préparant l’instauration d’une consigne sur les canettes, « on a mis la pression sur le secteur qui a enfin compris qu’il devait agir« , a dit le ministre. Il y a deux jours, Fost Plus -l’asbl qui se charge de l’obligation de reprise des déchets d’emballages ménagers- a annoncé un investissement de 16 à 17 millions € par le monde de l’entreprise dans un plan d’action contre les déchets sauvages. C’est dommage !
- Un pygargue à tête blanche à Beauraing (Vers l’avenir, 12 mai) Un pygargue à tête blanche a élu domicile dans le Beaurinois.Serait-ce les premiers signes d’un retour du sauvage ? Chouette. Attention, c’est une espèce protégée !
- Plusieurs articles sur la traque des tiques et sur l’importance de notifier toute morsure de tique sur TiquesNet Voir aussi : Quelle tactique quand les tiques attaquent ?
- Namur : Loyers se met au Pédibus (La Libre, 12 mai) La commune de Loyers s’est lancée dans un projet de mobilité durable en se rendant à l’école à pied. Encadré par des enseignants et des parents, le premier trajet a réuni une trentaine d’enfants. C’est un projet qui mûrit depuis environ deux ans, grâce à une collaboration entre l’école communale de Loyers, la Ville de Namur et l’ASBL Empreintes, via plusieurs étapes.
- Les leçons canadiennes à l’heure des traités transatlantiques (Le Vif, 11 mai) Ce 13 mai, le Conseil Affaires étrangères fera le point sur l’Accord commercial UE-Canada qui entre dans sa dernière ligne droite. C’est l’occasion idéale de tirer les leçons de la visite du Conseil des Canadiens, une coupole d’organisations non gouvernementales canadiennes, présidé par l’activiste Maude Barlow dans différentes capitales au cours du mois d’avril.
- Apple, cible rêvée des opposants à l’obsolescence programmée (La Libre, 9 mai) A mettre en correspondance avec les proposition Ecolo en la matière présentées à la presse le 10 mai.
- Départs en cascade au cabinet Marghem (Le soir, 5 mai) Luc Warichet, Julien Paquet et Jean-François Lerouge ne conseilleront plus la ministre tournaisienne. Après le départ de Liana Cozigou en décembre, ça commence à faire beaucoup. Les certitudes de la ministre sur l’avenir énergétique se fissureraient-elles à l’instar des centrales nucléaires ?
- Insecticide diméthoate : "La situation belge est différente" Quid de la Belgique en ce qui concerne l’interdiction du diméthoate sur les cerises ? Et bien, si dans un premier temps, comme le relate le Sillon Belge, le ministre Borsus s’était opposé à son interdiction sur base d’un manque d’information sur le produit, nous venons de constater que le manque est désormais comblé : le site phytoweb (Service Produits phytopharmaceutiques et Engrais, SPF Santé Publique, Sécurité de la Chaîne Alimentaire et Environnement) annonce en effet son retrait à dater du 05/05. Bonne nouvelle donc !!
- Il faut dépasser les intérêts particuliers : le piétonnier, c’est la santé (rtbf.be, 28 avril) A mettre en lien avec l’Edito de notre secrétaire général.

L’actualité environnementale sur le Net

- La bataille contre le pesticide Glyphosate continue (reporterre.net, 3 mai) L’Union européenne voudrait ré-autoriser le glyphosate, la matière active du Roundup de Monsanto. Mme Royal annonce qu’elle s’y opposera. Et l’association Générations futures lance une procédure judiciaire.
- Autant de pesticides dans l’air à Paris qu’à la campagne (lemonde.fr, 11 mai) « On remarque quasiment le même nombre de pesticides en ville qu’en zone rurale (36 contre 38), indique Frédéric Bouvier, directeur d’Airparif. Mais leur nature varie d’un milieu à l’autre. » En milieu rural agricole, on trouve davantage d’herbicides. En ville, les insecticides et les acaricides sont plus spécifiquement présents.
Quand les substances chimiques nous envahissent...
- Agriculteurs et radicaux : le réseau Fourche et champ libre s’épanouit (reporterre.net, 10 mai) « On nous décrit souvent comme un mélange entre des punks autonomes et des bisounours verts, même si on est plutôt des méchants bisounours ou des gentils punks ! rigole Maya. En tout cas, on ne veut pas correspondre à des cases toutes faites : on veut juste dire qu’il y a un système qui est dur et qui nous impose des choses qui ne nous vont pas. On essaie de s’organiser pour contrer ça, à notre échelle mais aussi plus largement en défendant nos terres, notre autonomie et nos libertés. »
- Jusqu’où aller dans l’interdiction des insecticides ? (latribune.fr, 11 mai) L’exemple type de raisonnement manipulatoire d’un économiste, Nicolas Bouzou, directeur d’un Cabinet de conseil, Asteres, qui assure prodiguer "des outils de réflexion de haut niveau pour orienter l’action vers une croissance qualitative et durable". Pour lui, l’innovation sauvera le monde grâce aux NBIC, soit N pour nanotechnologies, B pour Biotechnologies, I pour information et C pour sciences cognitives, ou intelligence artificielle. Evidemment, pour avoir la chance d’être sollicité par les grosses industries de ces secteurs, faut savoir que dire...
- Des associations étrillent la modération de Twitter, YouTube et Facebook (lemonde.fr, 11 mai) le rapport montre « un manque de volonté criant des principales plates-formes Internet à lutter contre la haine en leur sein, en totale contradiction avec la législation française et souvent leurs propres conditions générales d’utilisation ». Ces dernières prohibent en effet les appels à la violence et à la haine, le racisme ou l’homophobie – mais en pratique, ces conditions d’utilisation sont loin d’être appliquées de manière systématique.
- Fort McMurray : Armageddon-sur-Oil (Bastamag.net, 10 mai) En 2013, le jeu documentaire Fort McMoney nous plongeait dans la démesure d’une ville canadienne, Fort McMurray, soumise à l’extraction quotidienne de millions de barils de pétrole issus des sables bitumineux. Depuis une semaine, le feu ravage Fort McMurray : un quinzième de la ville aurait été dévasté. « Si Dieu revenait à Fort McMurray, il dirait : vous brûlerez en enfer ! », déclarait Jim Rogers, en 2013, dans Fort McMoney. Alors qu’Arte rediffuse ce soir la version film du webdocumentaire, son réalisateur, David Dufresne, donne des nouvelles après le brasier qui a saisi la région.
- L’incendie de l’Alberta, parabole de l’époque (reporterre.net, 6 mai) Cent mille personnes ont fui, une ville est détruite. Comme Pripiat près de Tchernobyl, abandonnée après l’accident qui ne devait jamais arriver, voici Fort McMurray, brasier fumant, maisons calcinées, torche irradiante, symbole de la folie de la cupidité et de l’aveuglement.
- On a trouvé un smartphone écolo - enfin, presque (reporterre.net, 11 mai) Alors récapitulons, dans l’ordre, la pratique du téléphone écologique : 1° l’idéal est de ne pas avoir de téléphone portable ; 2° ensuite, de se contenter d’un outil technologiquement arriéré, qui ne sert qu’à téléphoner ; 3° après, de choisir un smartphone d’occasion, afin d’allonger le cycle de vie d’un téléphone ; 4° puis, d’acheter un Fairphone si votre smartphone préféré vous a lâchement lâché ; 5° et si vous changez de smartphone tous les ans, commencez à vous poser sérieusement des questions !


- Les niveaux de pollution atmosphérique en hausse dans un grand nombre de villes parmi les plus pauvres au monde Communiqué de presse de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) La diminution de la qualité de l’air en milieu urbain augmente pour les habitants le risque d’accident vasculaire cérébral, de cardiopathie, de cancer du poumon et de maladies respiratoires aiguës, notamment d’asthme.


Deux lectures que je vous recommande (c’est très intéressant de lire les deux en commençant par le premier qui est en quelque sorte mis en perspective par le second) :
- Le loup en questions, Fantasme et réalité, Jean-Marc Moriceau, Dans le vif, 04/05/2015. Plus de 300 loups se sont installés en France et 8 200 animaux domestiques ont péri sous leurs crocs en 2014. Symbole de la biodiversité et d’un retour naturel réussi, le prédateur est aussi un drame pour les éleveurs. Depuis 1992, des visions antinomiques s’exacerbent tandis qu’il recolonise désormais une trentaine de départements, passant des montagnes aux plaines.
Le loup, véritable révélateur de nos choix de société et d’environnement, met en lumière nos faiblesses et nos divisions. Il est urgent d’y voir clair pour comprendre et agir. D’où viennent nos représentations ? Où se trouvent les loups et comment évoluent leurs effectifs ? Sont-ils dangereux et l’ont-ils été dans le passé ? Quel est leur impact sur la faune sauvage et le bétail ? Comment est-il possible de gérer cette espèce protégée en minimisant les dommages qu’elle provoque ?
L’auteur dresse un état des lieux sans équivalent et souligne les ambiguïtés qui subsistent dans notre conception du sauvage et des campagnes. Il nous convie à faire œuvre de pragmatisme à l’échelle régionale mais aussi européenne. Un bilan qui interpelle notre rapport à la nature.
- Le Retour du sauvage, Pierre Athanaze, Dans le vif,12/03/2015. Le loup et le lynx, l’élan, le tarpan et le bison, l’esturgeon et le saumon Nombreuses sont les espèces qui, après avoir disparu de nos territoires, font aujourd’hui leur retour.
Ces réapparitions sont parfois naturelles, comme celles du loup et du phoque, ou résultent de programmes volontaires et organisés comme pour le vautour, lours ou ’lesturgeon.
Spontanés ou suscités, ces retours provoquent presque toujours des levées de boucliers : non seulement le sauvage fait peur et réveille de multiples fantasmes, mais il remet en cause certaines pratiques traditionnelles, notamment dans les domaines agricole et pastoral. Cette difficile cohabitation est pourtant nécessaire et la réapparition d’espèces sauvages ne peut pas s’envisager sans la restauration d’espaces sauvages.
Au final, le retour d’une faune sauvage et diversifiée représente un espoir pour résoudre certains problèmes actuels : érosion de la biodiversité, dérèglement climatique, crise économique.




 
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